Une journée éprouvante

Cette journée fut épique. J’aurais aimé avoir un cameraman à mes côtés pour filmer cette course contre la montre.
L’avion atterrit à l’heure annoncée. Malheureusement je suis située à l’arrière de l’avion et la sortie se fait par l’avant. Je mets donc 10 minutes à sortir, trépignant d’impatience. Une fois sortie, je cours dans les couloirs de l’aéroport pour atteindre le contrôle des passeports. Il est 15h quand j’arrive dans la file d’attente.
J’ai une demie heure pour ne pas manquer la navette vers l’agence de location du camping-car.
J’ai l’impression que ça avance vite… Mais après un virage je constate qu’en fait ce n’était qu’un trompe l’œil et la queue est bien plus longue qu’elle n’en a l’air. Je panique un instant en regardant le formulaire d’entrée du territoire que j’ai pas mal raturé.
J’espère que ça ne me posera aucun problème. Il n’y a plus que deux personnes devant moi.
Celle qui se fait contrôler, une petite vieille que j’aurais volontiers étranglée, engage la conversation avec l’officier. J’enrage.
C’est bon tout est en ordre et le formulaire n’a causé aucun soucis. Je cours récupérer mon bagage. Il est 15h25. Je dois attendre au carrousel 5. Les bagages défilent. Je n’aperçois pas le mien. Toujours rien… il est 15h30 passé, j’ai raté la navette. Je retourne vérifier qu’il s’agit du bon carrousel. Evidemment je me suis trompée. Une partie des passagers de mon avion voyageaient avec Jetstar. Ce carrousel leur était réservé.
Ma compagnie a décidé de lourder ses bagages deux carrousels plus loin. Je retrouve mon sac à dos par terre, à côté du tapis roulant. Il devait attendre ici depuis déjà un petit moment.
Mon sac sur le dos et mon t-shirt trempé de sueur, je m’apprête enfin à sortir de cet enfer.
Je n’en ai malheureusement pas encore fini, je dois refaire la queue pour un contrôle de bagages. Je n’ose même plus regarder ma montre. Je me demande où je vais dormir ce soir.
Enfin, je sors. J’ai espéré que quelqu’un m’attendrait en tenant le panneau de l’agence. Bien sur il n’y a personne pour moi. Je pars demander de l’aide au centre d’information. On m’indique un bus à prendre.

IMG_20150108_183522[1]

Le bus part à 16h, heure de fermeture de l’agence. Je n’ai pas de téléphone opérationnel pour contacter l’agence avant qu’elle ne ferme. Je trouve finalement un téléphone dans le centre d’information de l’aéroport et on me dit que quelqu’un m’attendra là-bas.
J’embarque dans le bus et je reprends un peu mon souffle…
A l’accueil on se moque de moi devant mon air complètement anéanti. Je suis quand même énormément rassurée d’avoir passé le plus dur.
Il est maintenant question que je conduise seule cet engin monstrueux jusqu’au camping.

Première humiliation, je n’arrive pas à déplacer le levier de vitesse. Je vais demander de l’aide et on m’explique qu’il faut passer les vitesses en appuyant sur la pédale de frein.
Je démarre doucement…
Je teste le frein et j’ai l’impression que toute la vaisselle du camping car a explosé dans les placards. Les freins sont sensibles, je tacherai de m’en rappeler.

Sur le tableau bord un voyant rouge et une alarme inquiétante m’indique qu’il y a quelque chose qui cloche.
Je retourne donc une dernière fois demander de l’aide. J’avais juste mal desserré le frein à main.
Je suis sur la route. J’ai de la chance, google maps semble fonctionner malgré le fait que je n’ai pas internet. Je ris nerveusement, fière d’en être là dans mon périple mais pas du tout rassurée d’être sur ce qui semble être une autoroute pauvre en panneaux de signalisation.
Evidemment je manque ma destination… Je prends la première sortie et reviens sur mes pas.
Absorbé par le GPS de mon portable je donne un violent coup de volant qui me fait éviter de peu le trottoir.
Je manque le camping… Demi tour. Ça y est. M’y voilà enfin. Je me gare sur l’emplacement réservé. Et je ris toute seule comme une débile, contente d’être enfin arrivée.
J’immortalise ce moment en photographiant le camping-car. Un homme charmant me propose de me prendre en photo devant.
Ainsi finissent (bien), les péripéties de cette éprouvante journée.

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Le lendemain j’arpenterai Auckland seule et le cœur lourd d’apprendre ce qui s’est passé à Charlie Hebdo.

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Je retrouverai enfin papa et maman que je ramènerai en taxi au camping.

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Beaucoup d’émotions en ce jour du 7 janvier et maintenant bien décidée à découvrir ce merveilleux pays qu’est la Nouvelle-Zélande.

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Catégories : Nouvelle-Zélande | Un commentaire

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Une réflexion sur “Une journée éprouvante

  1. Alexandre

    Super !

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