Bali : de Kuta à Ubud

C’est dans la file d’attente pour obtenir le visa qu’ont eu lieu les retrouvailles avec Laurent. Je lui saute dans les bras, heureuse de le retrouver. Nous avons tellement de choses à nous raconter que les deux heures passées dans l’aéroport pour obtenir ce foutu visa passent plutôt vite.

La chaleur à la sortie de l’aéroport est étouffante. J’ai les trois couches d’habits sur moi qui ne rentrent pas dans mon sac à dos et je rêve de bouteille d’eau, de piscine, de douche ou de mer pour me rafraîchir.

Une quantité de chauffeurs de taxi nous accostent toutes les 10 secondes pour nous proposer leur service. Je découvre les talents de négociateur de Laurent et je suis plutôt contente de ne pas devoir me charger de ça car je déteste marchander.

Nous sommes tellement pressés de nous débarrasser de nos bagages que nous ne sommes pas très exigeants sur l’hôtel. La piscine suffit pour nous appâter. La chambre est loin d’être luxueuse et la température de l’eau de la piscine presque aussi chaude que l’air mais nous sommes prêts à nous en contenter pour le peu de temps que nous comptons rester à Kuta.

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Le soir nous nous perdons un peu dans le quartier. Nous parcourons des petites rues pleines de nids de poules et de scooters. Nous nous faisons racoler par des vendeurs de toutes sortes, restaurants, massages, hôtels, taxis… Épuisés tous les deux, nous nous endormons en quelques minutes dans notre chambre un peu miteuse.

Il a fini par prendre un tube, et ce n'était pas dans une petite vague du Rozel.

Il a fini par prendre un tube, et ce n’était pas dans une petite vague du Rozel.

Nous partons le lendemain pour Tanah Lot. Après avoir loué un scooter, nous voilà sur la route qui nous mène au temple. Je suis très crispée au début. A l’arrière sur le scooter, je m’accroche nerveusement aux épaules de Laurent. Sur les routes, c’est le chaos. Ça double des deux côtés, ça klaxonne, ça slalome, ça coupe les virages, ça monte sur les trottoirs… Il y a des scooters partout, les voitures peinent à avancer. De petites boutiques en tous genres longent la route. Lorsque l’on quitte la ville, le trafic est moins dense. Je vois les premières rizières. Elles sont d’un vert éclatant. On prend un peu de vitesse. L’air sur mon visage, les quelques cheveux qui dépassent de mon casque volent au vent, j’éprouve une agréable sensation de liberté. J’ai quelques frayeurs avec la conduite de Laurent, mais je suis impressionnée de voir qu’il maitrise assez bien.

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Nous atteignons le temple construit sur les hauteurs de falaises. Avec une nuée de touristes, nous assistons au coucher de soleil. A peine le dernier rayon soleil disparu, un nuage de chauve-souris sort du dessous de la falaise.

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IMG_0195Le retour sur Kuta est assez laborieux. La nuit est tombée et nous nous perdons sur des routes sans indication. Nous mettons une heure de plus à rentrer. Sur la route des odeurs d’encens se mêlent à celles de pollution, de cuisine, de feu de broussailles. Nous regagnons notre hôtel et nous avons à peine assez d’énergie pour sortir manger. Nous ne sommes plus capables d’organiser quoique ce soit pour les jours à venir. Nous comptons sur une bonne nuit de sommeil pour nous remettre les idées au clair.

Nous partons le lendemain pour Uluwatu, sur la presqu’île de Bali. Nous quittons la ville sous un soleil de plomb. Nous visitons le Pura Luhur Uluwatu qui est, avec Tanah Lot, l’un des plus importants temples de Bali. Situé comme celui d’hier, à flanc de falaise avec un magnifique panorama. Beaucoup de singes ont élu résidence ici. On nous met en garde sur leur tendance pickpocket.

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Nous roulons ensuite vers Pantai Uluwatu, un des plus fameux sites de surf de l’île. C’est exactement comme je me représentais le surf à Bali, des vagues magnifiques que l’on peut atteindre en traversant, avec sa planche, une faille dans la falaise. Vu la dangerosité du site, seuls les pros peuvent aller s’y risquer. Des vagues de plusieurs mètres se déroulent devant mes yeux. Nous avons trouvé l’endroit parfait pour savourer de délicieux jus de fruits mixés, la terrasse d’un bar au-dessus des falaises. Nous observons les surfeurs. Des fous qui n’ont pas froid aux yeux. Laurent hésite à s’y risquer puis renonce, peut confiant sur sa condition physique des derniers mois.

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Sur le retour pour Kuta, nous faisons une première halte à Padang Padang. Il faut descendre des marches dans la falaise pour y accéder. Je me baigne dans de l’eau claire mais pleine de récifs. La mer est trop basse pour nager avec assez de profondeur, et je me heurte à quelques roches immergées.

Nous faisons une seconde halte à dreamland. Les vagues sont idéales pour surfer et la plage est parfaite pour me reposer. Pendant que Laurent part affronter la mer, je me paie le luxe d’un transat sous un parasol et d’un massage d’une heure que de nombreuses balinaises proposent aux touristes sur la plage. Cet énergique massage fut un vrai moment de bonheur.

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Sur la route du retour, je suis impressionnée par la quantité de resorts démesurément grands dont la construction n’a jamais aboutie. Ca s’étend sur un territoire immense, c’est triste et ça gâche réellement le paysage.

Nous sommes partis pour 14 jours en scooter à travers Bali. Nous prenons le minimum pour pouvoir nous déplacer agréablement en scooter. Je laisse donc à l’hôtel mon gros sac à dos en espérant avoir fait les choix stratégiques dans mon package. Nous découvrons une offrande sur l’avant de notre scooter. La loueuse n’aurait-elle pas confiance ? Espérons en tout cas que ça va nous porter chance.

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Nous arrivons sur Ubud et notre premier reflex et de trouver un hôtel. Nous en trouvons un bien mieux que celui de Kuta. Nous visitons le musée Blanco, une belle demeure qui appartenait à un peintre philippin, Antonio Blanco, et dont les œuvres sont exposées à l’intérieur. Le jardin est magnifique. Des perroquets de toutes les couleurs nous accueillent à l’entrée et des orchidées poussent à même les arbres.

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L’après-midi nous parcourons le chemin dallé et ombragé de la Sacred Monkey Forest. Sous cette épaisse forêt vit une communauté de macaques assez culotés. Ils n’attendent pas qu’on leur tende les bananes achetées spécialement pour eux. Un moment d’inadvertance, et ils s’emparent du régime avec une rapidité impressionnante.

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Avant de rentrer à l’hôtel, nous sortons un peu de l’effervescence de la ville et partons nous perdre dans les rizières. Nous troquerons demain notre scooter contres des vélos pour y passer la journée. Dans le ciel, quelques cerfs-volants planent au-dessus de nos têtes. Certains peuvent voler à 80 mètres du sol. Nous marchons quelques mètres dans les champs verts. Nous percevons au loin le son des gongs et les chants d’une cérémonie religieuse. Sur la route vers Ubud, cocotiers, bananiers, bougainvilliers et frangipaniers embellissent le bord de route.

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Arrivée à l’hôtel, nous apprécions la piscine et les quelques jets qui massent notre dos endoloris par les heures de route en scooter.

Nous allons bientôt aller dîner. Avant de partir, j’écris ces quelques lignes pendant que Laurent envoie les mails qui peut-être permettront au monde d’être sauvé de l’Ebola.

Ça fait quatre jours que nous nous sommes retrouvés et déjà nous nous comportons comme un petit couple de vieux. Ça vanne et ça se chamaille mais toujours avec humour. Après notre balade à vélo, j’ai eu largement de quoi le charrier. Comme à son habitude Laurent insiste pour prendre des chemins improbables, perdus dans les rizières. Je lui ai dis d’y aller seul puis j’ai admis que le chemin était tentant et je suis partie le rejoindre. Je l’ai aperçu au loin puis je ne l’ai plus vu. J’ai vu en revanche deux balinaises pliées de rire qui regardaient vers la rivière. Dans l’instant qui suivait, je voyais la tête de Laurent qui émergeait du fossé. Il était tombé dans l’eau suivi par son vélo. Cette image de Laurent dans la rivière restera surement graver dans ma mémoire pendant encore très longtemps. J’ai ri, qu’est ce que j’ai ri et de l’écrire, j’en ris encore…

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Catégories : Indonésie | Un commentaire

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Une réflexion sur “Bali : de Kuta à Ubud

  1. Brigitte

    ce n’est pas bien de se moquer de son petit camarade !!
    les paysages me rappellent la thailande
    tes photos des singes sont super
    bises

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