En route pour Adelaïde

Avec moins de difficulté que je ne le pensais, j’arrive à fermer mon sac à dos. J’ai été obligée de m’acheter quelques affaires en raison du temps et du manque de diversité dans mes habits. J’arrive à la gare routière de Melbourne où m’attend le bus pour Adélaïde. J’ai opté pour le bus car ça me semblait plus simple et finalement pas si onéreux. La seule contrainte : 11 heures de route !!

IMG_6694

J’embarque au côté de Malene une danoise de 27 ans vraiment sympathique. Le bus n’est pas de tout confort. Il vibre de tout son long au moindre petit défaut de la route. Une route qui d’ailleurs me semble bien étroite pour une liaison aussi importante qu’un Melbourne – Adélaïde. J’en comprends vite la raison quand le bus commence à s’arrêter à de nombreux arrêts dans des petites villes en pleine campagne. Cette immersion hors des grands axes me permet ainsi de découvrir des paysages encore inconnus : des moutons, quelques vaches, des forêts d’eucalyptus et surtout des vastes étendues de champs. Il est fort probable que le décor finisse vite par me lasser…

IMG_6693

Finalement ces longues heures de bus sont passées assez vite. Grâce à la danoise avec qui j’ai parlé. Nous avons regardé un film, j’ai dormi, lu un peu… Bref ce ne fut pas une si mauvaise expérience et je le referais sans trop hésiter.

La fin de mon voyage ne s’est pas déroulée comme je l’espérais. Je pense avoir connu ma première galère. Celle-ci sur le moment m’a semblait même être une sacré galère. Maintenant c’est bon, mais sur le moment j’ai cru que j’allais pleurer. Pour commencer, je ne sais pas pourquoi c’est arrivé ni pourquoi c’est arrivé AUJOURD’HUI !!! Mais 2 heures avant notre arrivée, je n’avais plus accès à Internet. Mon opérateur m’a indiqué qu’il me restait moins de 5 $ sur mon compte et j’imagine donc que j’ai dû passer trop de temps sur le web. Je n’avais pas vraiment réalisé qu’en prenant la carte la moins chère (30 $ quand même) j’allais, avant la fin du mois (car je pensais être tranquille pendant un mois) être privé d’internet si je dépassais… une limite ? Ce sujet est encore très obscur pour moi et je compte bien l’éclaircir demain avec l’opérateur (Telstra). Toujours est-il que j’ai redépensé 20 $ pour recharger mon compte et qu’il ne se passe toujours rien. Bref plus d’internet et surtout… presque plus de batterie ! Tout ceci est important car le soir, j’étais censée retrouver Sabina mon amie allemande des Grampians et aller dormir chez un couchsurfer. Je ne pouvais donc plus la contacter car nous ne communiquions que grâce à internet et je ne savais absolument comment aller chez le type où je devais aller dormir. Maman, papa ne vous inquiétez ça se finit bien… et le type en question avait pleins d’avis positifs sur le site de couchsurfing. Avec le peu de batterie qu’il me restait, j’ai pu avoir son adresse et l’arrêt de train pour aller chez lui. Je n’avais que ça. Jusqu’à présent, grâce à google maps je n’étais jamais vraiment perdue. Je me suis donc rendue compte à quel point j’étais démunie sans plus aucun moyen de communication. A la gare routière, dès mon arrivée, j’ai brièvement dis au revoir à mon amie danoise (je m’en veux un peu de la façon dont je l’ai quittée car j’avais l’esprit assez préoccupé). Et j’ai demandé au guichet quelques renseignements. Une personne très gentille m’a expliqué comment aller à la gare pour avoir mon train. Avec mes 20 kilos sur le dos j’ai eu l’impression d’avoir marché pendant 5 km jusqu’à cette foutue gare. J’ai finalement trouvé ce foutu train et je suis descendue à ce foutu arrêt. Arrêt dans l’obscurité totale avec une vie très limitée. Je demande aux rares personnes que je croise s’ils connaissent la rue dans laquelle je dois me rendre. Personne ne semble pouvoir m’aider. Je commence à imaginer le pire. Cette rue n’existe pas et le couchsurfer s’est moqué de moi… Je relis son texto et j’y trouve une information très importante. Sa rue est en face du centre aquatique. J’arrête donc la 3ème personne que je rencontre et elle m’indique très gentiment où cette foutue piscine. J’avance dans une rue encore moins animée que la station de train. Je tombe sur la maison du couchsurfer. Je sonne, un gars souriant m’ouvre et je pénètre dans sa maison. Sabina n’est pas là et je m’inquiète de son absence. Le gars me répond qu’elle est là. Après 20 minutes je suis sûre que non, elle n’est pas là. Je redemande donc au type « Elle est où Sabina ? » et il me répond, elle arrive. Il est souriant mais il parle peu. Peut-être parce qu’il a compris que je suis incapable de tenir une conservation de plus de 6 phrases dans un même paragraphe. Je ne sais pas vraiment où me mettre je m’assois timidement sur un pouf dans une pièce qui s’avèrera être ma chambre et dans laquelle je vais très mal dormir. Une pièce avec juste un immense écran, et du matériel de home cinéma, deux poufs et de la moquette par terre. Je regarde sans regarder l’écran géant en me demandant ce que peut bien faire Sabina. Ça sonne et le gars me signifie que c’est mon amie (et que du coup je dois aller lui ouvrir). Sabina est là, j’ai trouvé un endroit où passer la nuit, tout c’est finalement bien terminé. J’aurais tout de même deux trois choses à régler demain pour m’assurer que ce genre d’anecdote ne se reproduisent plus…

IMG_6701

Publicités
Catégories : En transit | Poster un commentaire

Navigation des articles

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :