Les Grampians

Un après-midi où je commençais à m’ennuyer dans Melbourne, je décidais, assise sur un banc, face à un terrain de sport à regarder un tracteur tondre la pelouse (c’est dire…), de trouver un moyen de rencontrer des gens. Certes être hébergée gratuitement par une famille australienne c’est génial mais la journée je suis toute seule et ça commence à devenir pesant. Surtout si je souhaite améliorer mon anglais. Je suis donc allée sur le site de couchsurfing et j’ai saisi l’opportunité de partir à quatre, visiter Les Grampians, une région montagneuse entre Melbourne et Adélaïde réputée pour ses randonnées et ses paysages. L’équipe est ainsi composée d’une hollandaise, Lotte, d’une allemande, Sabina, d’un indien, Nithin et de moi.

Je retrouve donc mon petit groupe samedi matin devant l’agence de location de voitures.

Tout le monde parle couramment anglais et je suis donc vite un peu larguée. Disons que des fois je comprends plus ou moins de quoi ils parlent mais dès qu’ils s’adressent à moi, étrangement je ne comprends plus. Trop peur de ne pas comprendre peut-être. Quand je pense « mince ils me parlent, je vais avoir l’air de quoi si je ne comprends pas », ils ont déjà fini ce qu’ils avaient à me dire. Je n’ai donc rien écouté et je suis systématiquement obligée de répliquer « Sorry I didn’t understand can you repeat please ? ».

Après 3 heures de route et 30 bonnes minutes de perdues à trouver le chemin dans les Grampians, nous entamons une petite marche à travers les montagnes. Le chemin est très escarpé mais les points de vue en valent la peine. A quelques centimètres de nos pieds, des falaises se jettent à une hauteur vertigineuse. Le ciel est plutôt blanc et la pluie vient à peine de tomber. Ce qui ne permet pas de rendre mes photos aussi belles que ce que je vois.

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Après avoir bien marché nous empruntons le chemin du retour en appréciant les odeurs de forêt et le silence qui règne aux alentours. Seul le chant de quelques oiseaux dans le lointain trouble agréablement notre randonnée.

Tout d’un coup, à peine visible parmi les buissons, à quelques mètres de nous, un kangourou, immobile nous fixe. Il semble plus curieux qu’il n’est effrayé.

La nuit tombe une fois de plus très vite et nous regagnons rapidement notre camping. Il n’est que 17h30.

Après un repas pas très sain et très copieux nous nous installons tous les quatre dans la tente. Pour occuper notre soirée, quelques bières et un Pictionary nous font passer de bons moments de rigolade. Jeu très efficace pour enrichir son vocabulaire…

Fatigués par cette journée de marche nous nous endormons ensuite assez rapidement. Le sol est dur et j’avais oublié ce que c’était de dormir en tente sans matelas. Je suis réveillée à plusieurs reprises par l’inconfort de cette position. Au petit matin, je le suis définitivement après les cris effrayants des  Cacatoès blancs. J’aurais été persuadée qu’il s’agissait de singes si je ne les savais pas si loin de l’Australie.

Le soleil se lève à peine et en sortant de la tente je découvre pleins de kangourous sauvages qui broutent l’herbe du camping. Notre présence ne semblent pas les déranger.

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Après le petit déjeuner nous partons pour une dernière balade. Arrivés au point culminant nous réalisons que nous avons fait le même trajet que la veille… Le temps est idéal, suffisamment frais pour que l’effort ne nous fasse pas complétement dégouliner.

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Sur la descente, je tords ma cheville. J’ai vraiment très mal. Évidemment, vu la difficulté que j’avais eu à faire à mon sac, j’avais opté pour ma paire de baskets au lieu des chaussures de rando. Je comprends maintenant l’utilité d’avoir de bonnes chaussures de marche. Encore chaude, ma cheville ne m’handicape pas au point de ne plus pouvoir marcher. Je redoute cependant quel sera son état le lendemain…

Nous reprenons la route et après avoir déjeuner, gouter ou diner (il est 17h…) dans un fast-food indien conseillé par Nithin et avoir fait les comptes d’un week-end qui ne m’est vraiment pas revenu à cher (46 $), nous nous disons au revoir en étant unanimes sur le fait que nous avons tous passés un très bon week-end.

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Catégories : Victoria | Un commentaire

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Une réflexion sur “Les Grampians

  1. Sabine

    Beaux paysages et belles rencontres : comme je t’envie ! En tout cas, je suis certaine que tu as fait plus de progrès en anglais que tu ne le penses. Nous avons donné de tes nouvelles à Saana, elle te passe le bonjour !

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